Avec la publication du Décret de Nouvelle Plante le 24 juin de 1707 le statut juridique et politique de Coussonde donne un virement radical et s'incorpore à ce que nous connaissons aujourd'hui comme l'État Espagnol Moderne, bien que la guerre continue jusqu'à 1714.

   

Ainsi à 1708 "la Unión" d'agriculteurs décide de créditer la moitié de la valeur de la cavalerie qui serait perdue à l'occasion de la guerre, pourvu qu'elle ne soit pas par sa faute et en essayant de ne pas s'approcher plus de quatre léguas à l'armée, remédiant ainsi à un grande mal pour les coussondans, parce que fréquemment ils passaient par les alentours les armées belligérantes, et ils étaient autorisés d'autant de cavaleries ils trouvaient, causant ainsi préjudice énorme aux agriculteurs. À 1709 la population est 120 voisins. 

 

Le 3 avril de de 1711, par un Décret Royal, Philipe V divise l'ancien Royaume d'Aragon 13 Corégiments, Coussonde est incluse dans celui de Daroque, qui coïncide avec les limites de la Vereda de Daroque.

 

En 1712 décède à Saragosse celui qui avait été Vicaire de Coussonde Mosen José Torres Busal, en étant enterré dans l'Église de Saint Paul de cette ville. À l'année suivante on fait le retable de Notre Dame du Rosaire, en le payant sa Confrérie, par la construction et la sculpture 200 livres jaqueses et, pour le dorer, 280, étant le meilleur de tous les retables de l'Église, avec une hauteur, libre et très bien conclue abondante, et avec doré riche et permanent.

 

La population du village est 100 voisins et la production de vin en 1716 est de 72000 "cantaros" de vin, quelque 713520 litres. Il faut rappeler que la mesure pour le vin était le "alquez", qui était composé de 12 "cantaros" (cruches) et d'un de ceux-ci de 16 "cuartillas".

 

Durant l'année 1717 le recensement effectué donne une population de 61 voisins ce qui nous indique la fluctuation et la disparité de ces recensements, puisque bien que puissent exister de véritables épidémies qui décimaient le village, le nombre de feux variait à peine, et moins de 100 à 61 en 4 années, et ces informations sont expliquées parce que suivant l'alinéa du recensement, statistique ou de recouvrement, beaucoup de maisons ou voisins étaient groupées comme un, pères et fils. Rappelons qu' à ces moments la maison en plus d'être un espace physique était aussi considérée comme une unité familiale.

 

À l'année 1720 entre en Coussonde comme Recteur Mosen Miguel de Tena, naturel de l'Almunie de Mme. Godinne, et suit le chemin qu'avait tracé le Recteur Juan Bautista Busal, son prédécesseur, bien qu'on ne trouve aucune oeuvre nouvelle effectuée durant ces années. En cette période la prospérité de "la Unión" d'agriculteurs est croissante, puisque non seulement s'occupait à l'assurance de cavaleries, mais elle était en outre assuré au prêt de semences et à celui de vêtement, en donnant de l'argent avec la garantie de joies, qui étaient déposées dans les archives de "la Unión", jusqu'à ce qu'on restitue le prêt ou on passait le temps convenu, de la même manière qu'il est fait aujourd'hui aux Caisses de Secours.

Le recensement de 1724 donne une population 81 voisins et, selon la Réelle Audition d'Aragon, en 1733 il y a un processus d'infançonnie à Coussonde et en 1737 il y avait 5 maisons infançonnes.

 

Le 7 décembre de 1745 décède à Coussonde, à soixante-dix et ans, le Recteur Mosen Miguel de Tena, en laissant un legs de 40 livres jaqueses de pension pour payer un enseignant d'enfants. L'arrive au début d'avril de de 1746 Mosen Juan Lario y Lancis, de 33 années, né à Torrecilla du Rebollar le 4 octobre de 1712, en venant de Brée, où il était depuis 1742.

Le 16 mai de 1748 l'Archevêque de Saragosse écrit la lettre suivante: Don Francisco Ingnacio de Añoa y Busto por la gracia de Dios y de la Santa Sede Apostólica. Arzobispo de Zaragoza. Por quanto por parte del Ayuntamiento de la Villa de Cosuenda de este nuestro Arzobispado se nos ha representado que sus vecinos y moradores, hallandose afligidisimos, viendo que Dios nuestro Santo ademas de la suma falta de agua que pasaron les castiga con la plaga de los gusanos que infestan y talan todos los campos, han determinado acudir al amparo y protección de Maria Santísima en su Sagrada Imagen a Lagunas, yendo procesionalmente a visitarla a la Iglesia Parroquial de la Villa de Cariñena, donde ahora se halla colocada, y para poderlo ejecutar se nos ha suplicado fuesemos servidos concederles nuestro permiso y precisa licencia. Por tanto, atendiendo a tan justos ruegos, y deseando el mayor consuelo espiritual y temporal a los Fieles nuestros Subditos, les damos y concedemos la deseada licencia para que con la Cruz y Clerecia de la Parroquia de Nuestra Señora de Cosuenda en el dia que con acuerdo a su Retor y Capitulo se señalase, puedan ir procesionalmente a la Parroquia de Cariñena. Y les Mandamos que en la ida y buelta procedan con la modestia, devoción y compostura que pide tan devoto acto, no sea que donde piensan hallar alivio, encuentren su mayor ruina. Y finalmente mandamos al expresado Retor, amoneste y de a entender al Pueblo, que el mejor medio para aplacar la Divina Justicia es la detestacion de los pecados y ferquencia de los Santos Sacramentos, para que de este modo se haga la Nuestra Procesión con el fruto que deseamos. Confirmada de nuestro Vicario General y refrendado por el infrascripto nuestro Vice-Secretario de Camara de Zaragoza a diez y seis de Mayo de mil setecientos quarenta y ocho.” que signifie "Don Francisco Ingnacio Añoa y Busto par la grâce de Dieu et de la Sainte Siège Apostolique. Archevêque de Saragosse. Par quant la Mairie de la Ville de Coussonde ce de notre Archevêché nous a représenté qui ses voisins et habitants, beaucoup d'affligés, vu que Dieu notre Saint outre la somme dépourvue de l'eau qu'ils sont passée les punit avec la peste des vers qui infectent et détruisent tous les champs, ont déterminé aller l'abri et la protection de Sainte Marie dans leur Image Sacrée à Lagunas, en allant processionnellement la visiter à l'Église Paroissiale de Ville de Carignane, où elle est maintenant placée, et pour pouvoir lui être exécuté nous on a supplié nous étions servis à leur accorder notre autorisation et licence précise. Par conséquent, en tenant compte aux demandes tellement justes, et en souhaitant le plus grand réconfort spirituel et temporaire aux Fidèles nos Sujets, nous leur donnons et accordons la licence souhaitée pour qu'avec la Croix et Clergé de la Paroisse de Notre Dame de Coussonde au jour qui avec accord son Recteur et Chapitre serait indiqué, ils puissent processionnellement aller à la Paroisse de Carignane. Et nous leur envoyons que à l'allée et à la tournée procèdent avec la modestie, dévotion et tenue qui demande un acte tellement dévot, n'est pas qu'où ils pensent trouver de la décharge, ils trouvent leur plus grande ruine. Et nous envoyons finalement au Recteur exprimé, avertissez et de de comprendre au Village, que le meilleur négocie pour calmer la Justice Divine est la détestation des péchés et la fréquence des Saints Sacrements, pour que de cette manière on fasse Notre Procession avec le fruit que nous souhaitons. Confirmée de notre Vicaire Général et authentifié par l'infrascripto notre Vice secrétaire de Chambre de Saragosse à seize mai de mille sept cents quarante et huit." Cette même année la production de vin au village est de 34320 "cruches" de vin tendu, 6240 de vin de presse, 12120 de grenache et 1380 de "pajarilla".

 

En 1753 Mosen Juan Lario y Lancis inaugure et bénit les nouveaux autels de Saint Bernabeu et de Saint Jean, faits avec un beau socle de jaspe, à jeu avec la pile baptismale, apporté des carrières Fontfria, et le presbyterium et des colonnes, de marbre noir de Calatorau, payés à 5 salaires l'empan cube.

 

On croit qu'il a inauguré aussi la hotte du Saint Christ, étant déjà Évêque Auxiliaire de Saragosse, avec une image avec une haute valeur artistique et une expression superbe dans la face.

 

En 1754 Manuel López de Ansó a un procès contre la Mairie pour verser des substances polluantes à la Rivière de son usine d'eau-de-vie fine et en les 1755 les productions de vin dans le village est de 33050 "cantaros".

 

Le 4 décembre de 1757 Mosen Juan Lario y Lancis est consacré en Osca comme Évêque Auxiliaire de Saragosse, élu par Don Francisco Ignacio Añoa y Busto et en étant consacré par les Évêques d'Osca, Jaca et Barbastre.

Durant l'année 1759 la production de vin dans le village est de 5760 "cantaros" de vin tendu, 3120 de vin de presse, 5760 de grenache et  2760 de "pajarilla".

En 1760 Mosen Juan Lario y Lancis visite en qualité d'évêque Auxiliaire de Saragosse, outre les visites que faisait dans l'Archevêché, l'Île d'Eivissa, en compagnie de l'Archevêque de Tarragone, à laquelle appartenait. En 1763 il confirme, en qualité d'évêque Auxiliaire de Saragosse, l'Évêché de Pampelune. Il continue à faire de nombreuses visites dans son Archevêché. Le 19 mai de 1764 est nommé Archevêque de Tarragone. Les bulles sont envoyées le 20 août la même année et prise possession le fin octobre, en laissant le Rectorat de Coussonde. Le 1 mars de 1768 il proclame le "Nou Pla" dans l'Archevêché de Tarragone qui modifie la structure existante et supprime les notariats rurales.

 

En 1770 les productions de vin dans le village est de 82680 "cantaros", 27960 de vin tendu, 11280 de vin de presse, 3120 de grenache et 1920 de "pajarilla". Le recensement de 1771 donne une population de 300 voisins ou maisons.

En 1773 on accorde l'infançonie aux Cortés de Coussonde et en les 1774 la production de vin est de 38400 "cantaros" et en 1775 de 38880.

 

En 1780 on tire pour première fois le Saint Christ en rogations, en ayant-y une grande sécheresse. Selon les chroniques de l'époque juste après avoir retourné au temple, il a plu. Était Recteur Mosen Blas Aspás.

En 1781 il y a une grande récolte de pois chiches. La moyenne en ce siècle a été en quelque 100 "cahices". En 1782 Mosen Juan Lario y Lancis ségrége l'Île d'Eivissa de l'Archevêché de Tarragone et la unit celui de Valence.

En 1784 la production de vin dans le village est de 33720 "cantaros" de vin tendu, 4680 de vin de presse, 4680 de grenache et  3600 de "pajarilla".

En 1787 l'anglais Joseph Townsend visite la Région en rapportant que le vin est de la meilleure qualité et que non doute qui ou très cherché en Angleterre dès que la communication avec la mer est établie. Le recensement effectué cette année donne une population 61 voisins ou maisons.

En 1788 la production de vin dans le village est de 76320 "cantaros" et en 1791 de 55440 de vin tendu, 1220 de vin de presse, 13920 de grenache et 6120 de "pajarilla".

Durant l'année 1796, selon la Réelle Audition d'Aragon, il y a un processus d'infançonie à Coussonde. Le recensement de l'année suivante donne une population 199 voisins ou maisons.

 

En 1798 Don Ignacio de Asso parle de la Région en sa "Histoire de l'Économie Politique d'Aragon" en disant que les vignes plus importants étaient "el crujillón" et les grenaches, en résultant un vin très fermé de couleur, qu'on doive tempérer en mélangeant une plus grande proportion de raisin blanc et en répétant la trasmude plus de par ce qui s'habituait après avoir clarifié le vin avec clair d'oeuf. Il dit aussi qu'en Coussonde on fait une grenache très rendue célèbre avec raisin de ce même nom.

Durant l'année 1799 on met en marche, par la Réelle Société d'Amis du Pays, la Caisse de Secours d'Agriculteurs du Diocèse de Saragosse en servant de Modèle "la Unión" de Coussonde.

 

En étrennant nouveau siècle, en 1801 la production de vin dans le village est de 53400 "cantaros" de vin tendu, 7960 de vin de presse et  3960 de "pajarilla". La production de haricots est désastreuse, 30 "almudes", et de graviers, 40. En 1803 est de 63720 "cantaros" de vin tendu et 13440 de vin de presse.

En 1803 et 1804 on enregistre des bourgeons épidémiques de fièvre tierce, fièvres, vers, dysenterie, par faute des récoltes désastreuses de la période 1800-1804.

En 1808 on mâche l'Invasion Napoléonique en Coussonde et les hommes de la Région décident de former le Bataillon de Chasseurs Volontaires du Champ de Carignane, aux ordres de Don Ramón Gayán Díaz. Au Premier Assiège de Saragosse ce bataillon, avec les officiels Don Juan et Don Miguel Frasno, le sergent Martín Brun et ses compagnons, reconquête sur base de grenades de main le Couvent de Sainte Catherine. En mai le Général Palafox livre au Bataillon de Chasseurs Volontaires du Champ de Carignane un drapeau blanc avec l'image de la Vierge du Pilar et les armes de Saragosse en honneur à la défense. Le 16 juillet l'Armée Napoléonique on fait face vers "el Puerto Codos" avec 1200 hommes d'infanterie et 50 à cheval et sont éloignés par le Commandant Don Ramon Gayán, avec les villages de Coussonde, Aguaron et Coudes armés et quelque 50 volontaires du Bataillon. Finalement en 1809 l'Armée Napoléonique prend le village sans à peine résistance, non sans avoir détruit le Château d'Almonacid de la Sierra à des coups de canon.

 

En 1812 on divise Aragon en 4 préfectures. Coussonde entre dans celle-ci de Turie-et-Xiloque (Terol), Corégiment de Daroque. À la fin de l'année on libère le village de l'Armée Napoléonique et elle met à faire partie de l'Intendance Bourbonienne de Calatayud.

 

Le 18 août de 1813 l'Armée Napoléonique vole "el Palau de l'Arquebisbe" de Tarragone, en perdant ainsi la documentation et un tableau à l'huile sur son Archevêque, Mosen Juan de Lario y Lancis.

En 1814 la production de vin dans le village est de 46680 "cantaros" de vin tendu, 1932 de vin de presse et 4800 de "pajarilla". En 1817 il y a dans Coussonde 3300 têtes de bétail.

En 1818 Vicente Lasierra et Francisca Hernández accordent à Jorge López et Joaquina Redondo en écriture de cession l'oliveraie qui avec ses charges maintient jour et nuit allumée la lampe de la Hotte du Saint Christ, où sont enterrés, aussi les soins des nappes.

Le 7 octobre de 1821 les Courts Extraordinaires approuvent la division d'Aragon en 4 provinces (Osca, Saragosse, Calatayud et Terol) en entrant Coussonde dans celle de Saragosse.

En 1822 il y a une épidémie de variole à Coussonde avec un haut pourcentage en des décès infantiles. Décède à Coussonde Don Agustín Pascual García, né à Samora en 1776, quel le 2 octobre de 1807 avait obtenu la Chaise de Physiologie de Madrid en une opposition dure avec quinze contendants entre des médecins et des vétérinaires. En 1818 avait développé un traité sur l'élevage chevalin et de quelques maladies, ses remèdes et de prêtres que souffraient les poules, gagné bovin et les brebis, en traitant de ces dernières surtout l'origine de la race "merina", sa reproduction et son alimentation. En outre il été auteur de plusieurs articles dans des revues spécialisées de l'époque et le rédacteur du périodique "Seminario de Agricultura", dans lequel il a publié divers travaux sur la digestion et l'indigestion aux animaux domestiques.

Le 9 octobre de 1822 le Chef Politique de la Province de Calatayud envoie au Secrétaire du bureau du Gouvernement de la Péninsule un document en sollicitant l'extinction des Assemblées de la Communauté de Villages de Daroque étant incompatibles avec les lois existantes et parce que la Constitution espagnole ne reconnaissait pas une autre corporation entre la Députation et les Mairies.

 

En 1826 la production de vin dans le village est de 40200 "cantaros" de vin tendu, 8040 de vin de presse, 1440 de grenache et 2980 de "pajarilla". Durant l'année 1831 il y a une épidémie de fièvres tierces à Coussonde.

 

Le 30 novembre de 1833 les Courts Générales approuvent la division d'Aragon en 3 provinces (Osca, Saragosse et Terol) en appartenant Coussonde à celle de Saragosse. Cette même année, Coussonde se trouve dans le secteur contrôlé par les départs carlines Conesa et Jover, en produisant violences et prélèvements.

 

Le 21 avril de de 1834 on subdivise les provinces en Partis Judiciaires. Les villages de la Communauté de Villages de Daroca sont divisés en 5 Partis Judiciaires (Daroque, Calamoche, Segure, Belchite et Albarrasin) en appartenant Coussonde à celui de Daroque.

 

Le 6 octobre de de 1834 on entame une épidémie de choléra maladie, qui arrive à son zénith entre les 17 et 20 du même mois et on est déclaré libre le 21 novembre. Restent invalides 74 hommes, 100 femmes et 26 enfants, décèdent 18 hommes, 51 femmes et 18 enfants et restent 25 veufs, 9 veufs et 7 orphelins, d'une population de 1462 personnes.

 

En 1836 Mendizábal entame sa Loi de Désamortissement, qui aliène les biens ecclésiastiques et dure jusqu'à 1845. Dans Coussonde il y a 4 acheteurs du village et 1 d'autre parti et 7 propriétés aliénées. La conclusion totale des propriétés se situe en 55652 réels et le revenu moyen de ces propriétés est de 268 réels. Le Chapitre de l'Église vend 2 propriétés d'urbaine avec un revenu total de 902 réels, 1 d'entre elles à un acheteur de dehors, par 23152 réels, le Rectorat vend 2 d'urbaine, d'une de d'elles l'Ermitage Saint Jean, et 1 de paysan de 0,45 h avec un revenu total de 711 réels par les 23000 réels et ventes des 2 propriétés d'urbaine avec un revenu de 265 réels, où était la Haute Église, est faite par 9500 réels. Celles d'urbaine font un total de 206 mètres carrés.

 

Le 31 mai de 1837 le Ministère du Gouvernement supprime la Communauté de Villages de Daroque. Cette même année l'activité carline est sentie à nouveau dans Coussonde. Dure jusqu'à 1840, en produisant une autre fois rendus violents et des prélèvements.

 

En 1847 les censeurs de Madoz visitent le village, dont ils donnent la description suivante: "Village avec mairie dans la Province, Diocèse, Audition Territoriale et Gouverne Militaire Général de Saragosse (9 léguas), Parti Judiciaire et Administration de Revenus de Daroque (7). Située au pied d'une montagne, entre des collines. Son climat est quelque chose a frit et enclin à fièvres. A 200 maisons, inclus la municipale, une école d'enfants, concourue par 70 élèves et dotée avec 2.823 réels et 18 maravédis, et une autre d'enfants, assistée par 30, et dotée avec 1.000 réels. Une église paroissiale (Reine des Anges). Les voisins étaient fournis de l'eau d'une source qu'il y a dans le village. Confine le terme au nord avec Alfamen, à (1), à l'ouest avec Almonacid (1/2), au sud avec Aguaron (1/2), et à l'est avec Carignane (1). Le terrain est de moyenne qualité, part fertilisé par les eaux des sources qui naissent dans le terme, et le reste rugueux. Ses chemins sont locaux. Le courrier est reçu par facteur de Carignane. On produit du blé, de l'orge, du vin et de l'huile. On élève bétail lainier et de chèvres, chasse de perdrix, lapins et lièvres. L'industrie est de deux usines d'eau-de-vie fine. La population est de 210 voisins, 800 âmes, qui sont occupées à l'agriculture. La contribution qui est payée est de 27.528 de réels". On donne aussi dans un tableau annexe la relation suivante: Coussonde: Appart à l'Archevêché Saragosse, 216 voisins, 1028 âmes, 158 électeurs des contribuables, de 6 électeurs par capacité, 138 éligibles, 1 maire, 1 lieutenant, 6 regidors, 1 récepteur, 6 suppléants, 15 hommes énumérés de 18 années, 14 de 19, 18 de 20, 17 de 21, 11 de 22, 10 de 23, et 2 de 24, qui font un total de 88, en correspondant un contingent de 2,9 soldats par chaque cinquième de 25000 hommes, la richesse imposable par mairie est de 129600 de réels, par voisin de 600 réels et par habitant de 126 réels et 2 maravédis, la contribution par mairie est de 27528 écus, par voisin de 127 réels et 16 maravédis et par habitant de 26 réels et 26 maravédis, qui faissent le 21,24 pour cent de la richesse. Dans un autre tableau donne la distance qui le sépare d'autres villages comme de: Daroque, tête de Parti Judiciaire, 4 léguas, Aguaron 3/4, Carignane 1, Encinne-corve 1 ½, Fonts de Xiloque 4, Medes 3, Forcaill 5, Panice 1 ½, Uset 6, Ville-Felitch 4, Ville-Neuve de Xiloque 4 ¾, Vistebelle 2 ½, Saragosse, Capital de Province d'Audition Territoriale et Gouverne Militare Général, 9 ½ et de Madrid, Capital de Royaume, 41. La monnaie est la Livre Jaquese, qui est composée 10 réels aragonais ou de 20 soux de 46 dinièrs. Son équivalence avec la monnaie générale est de 1 livre jaquese est à 18 réels et 28 maravédis, 1 réel aragonais est à 1 réel et 30 maravédis, 1 sol à  32 maravédis et 1 dinièr à 2 maravédis. Le poids est mesuré en arrobes aragonaises, qui a 36 livres aragonaises et celles-ci 12 onces aragonaises. Son équivalence avec les générales est de 1 arrobe aragonaise égale à 26 livres, 10 onces, 10 adarmes et 43/63. L'unité de mesure de longueur est la "vara" (brindille) aragonaise, 77,2 centimètres qui est un douzième plus courte que le général. La mesure de stériles est est le "cahiz" ou "cafiz", qu'est composée de 8 arpents et de chacune de celles-ci de 12" almudes". 1 "cahiz" ou "cafiz" équivaut à 40 "celemines", mesure générale. Les liquides sont mesurés en "cantaros" (cruches), qui se divisent en 28 livres et un "cantaro" équivaut à 21 livres faibles ou à 46 "cuartillos", en mesure générale.

 

En 1848 le recensement effectué par le Gouvernement Supérieur Politique de la Province de Saragosse donne à Coussonde une population de 253 voisins ou maisons. Cette année on fait un contrat de location de bois de chauffage qui se base les points suivants :

· Que le locataire doit faire la coupe conformément à ce que dispose le Monsieur le Chef Politique et le décret de montagnes.

· Que la location doit durer quatre années, divisé la Montagne quatre zones ("Juanrubio", "el Monte la Sierra", "el Monte Blanco" et "el Madroñal"), pour chaque année comptée depuis le premier octobre de l'année 1849 et terminera le même jour de l'année 1853.

· Que les 1800 arrobes de charbon qu'il doit donner annuellement pour l'assortiment des forges du village doivent être propres, de bonne qualité et livres de coupe, en devant aller les forgerons a par elles à la montagne ou les porter à son dépens. Que si les forgerons leur manque charbon pour leur assortiment ils peuvent prendre ce qu'ils ont besoin au prix que le vendent le muletiers.

· Que le forgeron doit fournir à changement aux voisins d'oreillettes à 2 dinièrs, la paire de mangues de houes et les bouts à 2 quarts chacun, "camas" et dentaires de charrue à 2 réels, 1 chaque pièce, les pieux pour les jougs de travailler à 2 dinièrs chacune, en ne pouvant pas vendre aux étrangers plus que le bois de surplus.

· Qui les voisins du village ont le droit de porter pour ses maisons le charbon qu'elles consomment en le payant à 3 réels l'arrobe et ils seront préférés aux étrangers quand le charbon sera vendu.

· Que le locataire ne pourra pas extraire bois de chauffage mort étant celle-ci pour les voisins qui pourront aller a par bottes ou charges de bois de chauffage de sorte que le locataire fasse la coupe propre par la surface de la terre. Que la "ramera" dont il n'a pas besoin pour la fabrication du charbon on la porteront les fourniers pour l'assortiment des fours de pain pour cuire sans la pouvoir vendre au locataire.

· Qui aux éleveurs doit leur donner la feuille dont ils ont besoin pour leurs bétails, en la payant à réel à la charge et en la coupant le même éleveur.

· Qui à la Mairie doit lui donner 16 arrobes de charbon chaque année.

· Qui en étant la vente des bois de chauffage de la montagne plus que celles qu'ils peuvent couper pour charbon, le gland et les pâtures reste comme toujours d'utilisation commune les voisins et les bétails.

· Qui depuis la date du présent jusqu'à finir l'accord, le locataire sera responsable de toute infraction ou de dommages qui sont commis dans la partie de la montagne comprise dans sa coupe et à 200 "varas" autour, si ses Gardes ou Facteurs n'avaient pas donné partie en 4 jours à la Garde et de 24 heures à la Mairie.

Le 3 juin de 1849 on tire par seconde fois le Saint Christ par faute de la sécheresse, le jour de la Sainte Trinité, porté par 12 voisins. À la première fois il y avait été porté par des prêtres mais à cette seconde avaient été déjà désamorties les propriétés et les biens à l'Église et ont été supprimés la majorité des Chapitres ecclésiastiques, en restant le Recteur, Mosen Matías Martínez, et un prêtre, Mosen Manuel Marin. Selon les chroniques ont assisté le Conseil et toutes les Confréries avec ses "hachas", qu'ajoutaient 114 les enfants de l'école et les autres voisins avec des bougies, et au même acte des rogations a commencé à pluvier. À l'année suivante est sorti à nouveau, par troisième fois et par la sécheresse, le Saint Christ après 15 jours de vénération et a lieu une neuvaine. À l'occasion de la pluie et de l'amélioration de la récolte le Conseil détermine faire une collecte et avec ce qui est rassemblé il tient une festivité d'action de merci le 14 septembre avec sermon, "terno" et "TeDeum" à la fin, est le début des Festivités d'Été.

Durant l'année 1851 on croit qu'on inaugure en Cosuenda les Entrepôts Tejero, qui sont celles plus anciens d'Aragon qui continent encore, bien que sa datation réel est de 1875.

En 1852 il y avait dans le terme 627 h consacrées à vigne, 516 à céréale, 57 à olivier et 28 à irrigation.

Durant l'année 1856 apparaît l'oïdium à Coussonde, ce qui change la composition traditionnelle des cultures de souche, puisque le grenache, qui en effet qui a bien résisté assez et jusqu'à alors n'était pas très abondante par son rendement d'à de jusqu'à 30% de moins, remplace au "crujillón", au "perrel", au "vidadillo" et à la "cencibera" de telle sorte que en 1877 elle avait 85% de la culture de vigne, même en étant très sensible aux gels et avoir des problèmes de floraison à des époques pluvieuses, s'ils étaient ensuite de hautes températures.

En 1857 la production de blé était de 430 "cafices" (771 Qms) et on vendait à 22 réels/arpent, celle d'orge de 1610 "cafices" (2887,69 Qms) et on vendait à 11 réels/arpent, celle d'avoine de 30 "cafices" (53,8 Qms), celle de haricots de 30 arrobes (376 kg) et on vendait à 22,50 réels/arrobe, celle de pommes de terre de 200 arrobes (2560 kg) et étaient vendues à 3 réels/arrobe, et de vin de 11500 "alqueces" (1367580 l) et était vendu à 164 réels/"alquez".

En 1859 on laisse sentir de nouveau la sécheresse et le premier mai a été le Conseil en corporation qui va au Rectorat à demander au Recteur Mosen Francisco Lapuerta d'être rendu solennels rogations avec le Saint Christ par quatrième fois, puisque tous les après-midi sortait en procession le Sainte Rosaire et en Aguaron ils avaient sorti à Jésus Nazaréenne et en Encinne-courve ils allaient sortir à la Vierge de la Mer. On fait le 3 mai, en profitant de la fête de la Sainte Croix, et est placé au Sainte Christ dans l'Église dans le côté de l'Évangile et aux six et demi de l'après-midi on touche les rogations, en apportant nombreux voisins un grand nombre de bougies. 32 femmes célibataires étaient habillées de "Madalenas", de deuil avec un tablier blanc, les cheveux libres soumis avec un ruban noir qui les entourait la tête, déchaussées et avec le regard fixe au crucifix qu'elles portaient dans les mains, en extrayant les larmes dont ils les surveillaient. Les confrères du Saint Christ portaient tuniques noirs. Comptent les chroniques qui quand la procession arrivait à l'Église encore restaient des gens sortir de celle-ci et que le prêtre n'a pas pu parler à la masse étant donné les pleurs des gens. Aux quelques jours le ciel est rempli de nuages mais n'arrive pas à pleuvoir, ce qui augmente la tristesse des gens. Le 12 mai on fait un jeûne général et on rassemble des aumônes extraordinaires. Toutes les nuits plus de mille personnes se réunissent pour prier, il y avait des gens qui marchaient d'Almonacid toutes les nuits pour prendre part des rogations, en répétant 50 fois le discours "Monsieur, la calamité avec laquelle nous y avez affligée a été pour nous une source de biens spirituels, par nombreux péchés que nous avons évité et par tant de vertus que nous avons pratiqué". Le 20 arrive la pluie et on suit la neuvième et autres cultes jusqu'à le 22, où est exposée son image au village, depuis le sonnerie d'oration jusqu'à les neuf heures du soir, dans un autel avec des rideaux, tables, candélabres de bronze, bougies, etc.... tout offert par le village, on fait une masse spéciale et une festivité d'action de merci laquelle prennent part le Conseil et les représentants religieux d'Aguaron et d'Almonacid, se retourne ensuite à sa hotte en procession claustral en chantant Te Deum. Le 29 a lieu une autre festivité d'action de merci. Cette même année on déclare 32 h aliénables de "el Prau Mayor" et se on excepte du désamortissement 76 h dans "el Madroñal" et 462 h dans "Val de Laqué".

L'enregistrement de 1860 donne seulement quatre villages de la Région qui ont davantage de surface de vignoble que de céréale, Panice, Encinne-courve, Aguaron et Coussonde, ce dernier avec 677 hectares de vignoble. On reprend 1367580 l vin et 3712,73 Qm de céréale. La surface cultivée est de 1228,06 h et celle non cultivée de 2129,82 h. Il y avait aussi dans Coussonde 13 employés, y compris mairie, greffiers, médecin, vétérinaire, etc...., 51 propriétaires, 189 journaliers, 10 commerçants, 37 artisans, 18 travailleurs de l'industrie, 2 ecclésiastiques, 28 pauvres et 61 servants. Il y avait 1451 personnes dont 372 personnes qui avaient moins de 10 h en propriété, 92,76% des gens qui avaient des propriétés, qui faisaient 664 h, 51,50% de la surface en propriété,  en étant la surface moyenne de 2,26 h/personne, 28 personnes qui avaient de 10 h à 50 h en propriété, 6,98% des gens qui avaient des propriétés, qui faisaient 566 h, 43,89% de la surface en propriété, étant la surface moyenne de 20,21 h/personne, et 1 personne qui avait plus de 50 h en propriété, 0,24% des gens qui avaient des propriétés, qui faisaient 59,30 h, 4,61% de la surface en propriété, étant la surface moyenne de 59,30 h/personne.

 

Le 28 mai de 1869 sont sorties à la vente deux propriétés en Coussonde, une de 273 h et une autre de 68.

Le 5 juin de 1873 cause haute comme Député des Courts Générales de Madrid Le coussondan Mamés Redondo Franco, qui avait été choisi aux élections du 10 mai par la circonscription de Saragosse et le Secteur Électoral de l'Almunie de Mme. Godinne, à auquel Coussonde a appartenu à ces élections, avec 3673 votes sur un total 6653. Cause baisse le 8 janvier de 1874.

En 1877 on réforme les Partis Judiciaires. Coussonde suit dans celui de Daroque.

 

En 1878 les coûts des tâches par chaque 1000 souches, qui équivalaient à 0,4 hectares plantés à compas 2.15 mètres et de 2400 souches/ha de densité, était de quelque 103,20 pesetas/ha, 24 de passer deux "rejas" en hiver et autres deux en été, 10,50 de piquer et 8,50 par chaque élagage, ce qui ajouté aux coûts de vendanger, contribution, etc.... faisaient quelque 152 pesetas/ha, bien que pour le bon moment qui passait le vin avec le marché français les bénéfices pourraient s'élever à quelque 520 pesetas/ha.

 

Les techniques qui étaient utilisées alors étaient rudimentaires, parce qu'on utilisait le bout pour effondrer et la charrue romaine pour les sillons. On était aligné ensuite avec une corde, on indiquait le lieu des souches avec une canne et on faisait un trou avec un foret.

 

Plus tard on était couvert et en été ou hiver on était greffé. Quand les vignes étaient déjà plantées, à la fin de l'hiver ou du début du printemps on effectuait une première tâche, préalable le court élagage, pour faciliter le pas de "las juntas" par "las rengles".

 

On employait deux cavaleries pour que la houe approfondisse au maximum et on fasse quatre sillons peu larges et profonds. On faisait ensuite deux autres sillons très près du tronc pour faciliter "el picáu" ou "escubrido", qui était un travail pour maintenir l'humidité et éviter l'évaporation, et consistait à ouvrir un trou autour de la souche, "escubrir", qui était couvert après effectuée la seconde tâche pour mai ou pour juin, perpendiculaire à ce qui est précédente et avec une seule cavalerie, pour obtenir un plus grand manque de profondeur et une largeur, évitant ainsi l'évaporation.

Ce travail terminait avec "el ayáu", qui est la suppression des rejetons qui sont créés nuisibles ou inutiles et qui pas tous faisaient, bien que si qu'on pratiquait l'élagage à vert, dans les mois froids, et qui par tradition coïncidait généralement avec la phase décroissante de la lune, "poda en mingua".

 

Les Maisons on transmitaient la technique d'élagage et dû à la sécheresse de l'atmosphère, était généralement courte et ils la faisaient "en vaso", c'est-à-dire en laissant dans chaque bras de la souche deux pouces et en armant la fourche dans le plus robuste et en supprimant une de l'année précédente.

 

La vendange avait lieu à Coussonde sur le mois d'octobre et on entamait dans la faible partie du terme et on finissait dans l'haute, près de la montagne. Le raisin était repris dans "banastos" de 12 à à 14 Kg qui on vidait dans la même vigne dans "covanos", de 50 à 60 Kg et étaient conduit à des échines de cavaleries jusqu'à "las pisaderas", situées dans la cour de la Maison et communiquaient avec les pressoirs de l'entrepôt, de maçonnerie.

 

Le système était quelque chose différent dans les entrepôts des caves souterraines, bien qu'aussi très simple et rudimentaire. Pour l'obtention de "clarete" et "pajarilla" s'l y avait glisser le moût par une pendent qui tombait à un récipient excavée dans le sol, "la pileta" avec une profondeur parmi 1 et 1,5 m de là "el sacavotos" le transférait à des barriques avec capacité parmi 20 ou 30 "alqueces", où commençait la fermentation tumultueuse. Pour le vin rouge, la première fermentation était effectuée en mélangeant le moût et "la brisa" dans le pressoir bien que certains préfèrent que cette opération soit faite dans barriques. Aux quinze jours suivantes ceci déjà avait fermenté et "la brisa" était retirée des barriques par la partie supérieure et était portée à la presse de bois, par laquelle déjà étaient passés le des moûts destinés à "clarete" et "pajarill"a. Comme celles-ci manquaient, à Cosussonde on partageait généralement et ceci retardait un peu l'élaboration. Le résultat liquide de celle pressée, "el revino", était distribué entre les barriques et on attendait la seconde fermentation. Avant de presser, on lançait généralement du plâtre à "la brisa" pour obtenir la maximale quantité de colorant et faciliter la propreté du vin et certains lavaient les barriques avant de verser le moût, en nettoyant les parois des pressoirs avec et un "escobizo" et eau aussi ils les chaulaient. Tous voulaient conserver bien le vin avec l'introduction de mèches de coton imprégnées de soufre, bien que certains soient piqués ou soient sortis des sucreries, n'ayant pas fait la fermentation complète, difficile avec des raisins d'important degré de glucose. À Coussonde on veillait beaucoup l'élaboration et les vins sortaient généralement de meilleure qualité, parce qu'en finissant la seconde fermentation le vin se de barrique à barrique vers fin de janvier ou principes de février. Ces entrepôts étaient très vastes parce qu'ils ne se trouvaient pas dans les logements et dans la surface ils étaient les évents, "las lumbreras", avec des orifices adossés et étaient lancées latéralement ici les raisins à "la pileta" depuis lequel le moût était conduit au pressoir, s'il s'agissait de rouges, et à la barique quand il s'agissait de "clarete" ou de "pajarilla". Pendant la fermentation tumultueuse résonnaient les chansons de "los mejedores". Ceux-ci, quand l'atmosphère de l'entrepôt avait assez de gaz carbonique, étaient placés sur la brise sous laquelle se trouvait le moût et ils commençaient à fouler rythmiquement dans un des côtés du pressoir, pris par les épaules, jusqu'à ce qu'aux cinq minutes, plus ou moins, avec des crochets de trois fourches, ils enlevaient "la brisa" qu'ils avaient en avant et ils la laissaient sur la zone foulée. Cette tâche était encouragée avec "cantas de mejedura", qui les aidaient à maintenir le rythme. Apparaissait ainsi le moût dans un vaste moment du pressoir et on effectuait plusieurs fois l'opération jusqu'à ce que "el sombrero" soit investi. Ce travail était fait à nouveau à six ou huit jours et permettait que les vins fermentent très bien et étaient transvasés aux barriques avec une grande sécurité. Si "las mejeduras" étaient faites avec des températures importantes, l'aération qu'il était à l'origine de "el mejido" activait la fermentation ce pourquoi ces vins étaient appréciés que ceux qui n'étaient pas obtenus avec cette technique et, y compris quelques fois, dans on clarifiait le vin rouge avec sang d'agneau. On élaborait aussi d'autres bouillons, comme le traditionnelle rance sucrerie "mistela", en introduisant le moût dans une chaudière où il était cuit à feu direct jusqu'à ce qu'il se transforme "arrope", des 30º à 32º, là il était passé ensuite à un refroidisseur et la barrique, où il se mélangeait avec moût non fermenté. La graduation restait dans des 8º sucre et de 13º d'alcool produit par la fermentation lente qui était à l'origine du mélange. En général les vins de la grenache avaient 16º et 17º avec beaucoup d'arôme, corps, substance et couleur. Ceux d'autres souches n'atteignaient pas ces degrés et étaient plus éventés, sauf la "pajarilla".

 

En 1878, en surveillant de remarquer avec intérêt les choses de "la Unión" et en essayant d'éviter toute fraude contre elle, on prend l'accord que tous les premiers dimanches de mois on sorte à "la Plaza" les cavaleries de "los unidos", pour que les patrons envoient arrêter de travailler aux cavaleries qui par manque des soins ou de l'excès de travail auraient besoin de repos.

 

Durant l'année 1880 les premiers propriétaires des caves françaises s'établissent dans la zone, la maison Viloet Frères, qu'ils introduisent des innovations techniques pour la vinification en utilisant sulfureux non seulement pour consacrer quand voulaient élaborer des vins des sucreries, mais aussi pour régler les fermentations, elles commencent beaucoup à veiller plus la propreté de l'outillage et ils emploient des presses fer, en produisant "mistela" et "piqueta", qui est la résultée de l'addition d'eau sur le marc qui restait a la barrique après fermentée et sorti le vin et dans l'attente d'une nouvelle fermentation. On obtenait un petit vin de couleur très claire, mais plus vive que les petits vins françaises. Ceci était fermenté avec "brisas" de raisins riches, qui avaient déjà donné un vin rouge de 16 à 18º, et la "piqueta" résultante avait davantage de force que le petit vin français.

 

En 1881 commence à fonctionner le train de Madrid à Barcelone, ce pourquoi Moratte de Xalon se transforme un important centre vinicole qui écoule les vins de Coussonde et autres peuples de la Région. La pénétration de ces exportations a favorisé l'établissement de la ligne ferrée de voie étroite qui unissait Carignane avec Saragosse, laquelle a été construite à 1882.

En 1885 apparaît en Cosuenda le mildiou, l'Exploitation Agricole École Expérimentale de Saragosse aide à le combattre avec des préparations de cuivre. Le coût d'un hectare de vignoble est de 360 pesetas.

Durant l'année 1887 on inaugure le Chemin de Fer de Voie Étroite entre Carignane et Saragosse, approchant ainsi la sortie des vins de Coussonde à l'extérieur. Bien que par la surproduction commence à baisser le prix du raisin de 24 réels/arrobe en 1885 à 8 en 1887 et à 1,25 en 1888. Il y a en Coussonde 1488 habitants.

 

Le 30 avril de 1896 se tire par cinquième fois en rogations le Saint Christ, à demande du Conseil, pleuvant pendant la procession et en différents jours de la neuvaine, selon les chroniques. On restitue à sa hotte en procession, présidée par le Recteur Don Rafael Gasca, avec l'hymne Te Deum.

En 1892 le Gouvernement Français ferme les frontières de son pays aux importations et pour cela la Région, et Coussonde avec elle, se trouve avec beaucoup de production qu'elle ne peut pas être vendu, ce pourquoi on commence à développer l'industrie de la production alcools viniques, liqueurs, anisées, etc.... Par ceci en 1897 baisse la population de Coussonde à 1302 habitants et en 1900 à 1270.

 

En 1901 apparaît la phylloxéra dans Coussonde, qui détruit toutes les souches et qui contribue à la plus grande transformation de l'histoire de la vigne, puisque cet insecte attaque à la racine de la souche, et on a fallu enlever les anciennes souches pour les changer par des variétés américaines, qu'en ayant l'écorce de la racine la plus lourde empêchait que le bout de l'insecte arrive à la sève. Aussi se on a eu que effondre le terrain, acheter des patrons à d'autres zones et greffer les variétés autochtones dans les pieds américains, qui donnaient des raisins peu de moût et de mauvaise saveur, en plus d'avoir un nouvel outillage et un "malacate" qui était assez cher. C'est pourquoi plusieurs viticulteurs s'associent et achètent cet outil, qui jetaient plus de 10 par cavaleries et qui pouvait planter jusqu'à 200 souches quotidiennes. On a utilisé les patrons hybrides franc-américaines "Aramón" et "Murviedro" mais ceux-ci ont manqué dans les ombres froides et humides, bien que dans les vérandas et dans le plat soient parfaitement maintenus.

 

Durant l'année 1903 une chronique du périodique "Heraldo de Aragon" nous rapporte que "Entre les fêtes mérite attention spéciale le classique danse, dont dansants et les propos ont été la joie de de tous. Par son grace et souplesse mérite mention spéciale l'enfant Damasito Sánchez, qui faisait d'Angel "

En 1905 le coût d'un hectare de vignoble est de 40 pesetas.

En 1911 Alphonse XIII accorde à Carignane le titre de ville, en obtenant celle-ci son parti judiciaire propre. Coussonde se intègre en lui.

En 1910 il y avait dans le village 1105 habitants. L'almanach d'Aragon de cette année nous donne l'information suivante: Coussonde : Village avec mairie de 1270 habitants, à 8 kilomètres de la tête de parti, dont la gare est les plus prochaine et 50 kilomètres de la capital. Il y a une tartane à la gare, qui perçoit 3 pesetas par siège. On distribue le courrier aux 9 et aux 17 et il est repris aux 7 et aux 15. Il y a mandat postal de jusqu'à 50 pesetas. Croise le terme la route de Carignane a l'Almunnie. Les principales productions sont le vin et les céréales. La richesse forestière se base en la chêne-liège et le romarin. Ils ont illuminé électrique. La Festivité est le 18 septembre, Saint Bernabeu. Maire: M. Arturo Tello Gascón, Secrétaire: M. Gregorio Garza, Gendarme: M. Pedro García, Gardes: M. Eduardo Pascual et M. Antonio Montañes, Juge Municipal: M. Enrique Cucalón, Trésorier: M. Joaquin Boráu, Párroco: Mosen José María Gil Oroquieta, Coadjutor: Mosen Miguel Larrasa, Facteur: M. Maurice Incausa, Enseignant d'Enfants: Mme. Isabel Pueyo, Enseignant d'Enfants: M. Pascual Urieta, Médecin Intituler: M. José Fraile, Vétérinaire: M. Ruperto Sanz, Maçon: Mariano Ranz, Moulin d'Huile: Veuf de Pascual, Usine d'Alcool: Tejero et Compagnie, Boutique de sandales: Miguel Lorente et Francisco Muñoz, Barberíe: Bernabé Benedí, Charbons: Juan Gracia et Leoncio Lorente, Cafés: Joaquin Boráu et Donato Lorente, Casino: "Unión Agricola", Menuiserie: Leandro Moros, Produits alimentaires: Alberto Anadon, José Benedí, Manuel Cabrero et Francisco Usón, Commissionnaires: Domingo Francés, Jacinto Lasheras et Francisco Peiró, Bureau de tabac: Pedro Lorente, Pharmacie: José Bernal, Forges: Joaquin Sánchez et Francisco Usón, Couturière: Jerónima Serrano, Boulangeries: Alejandro Cebrián et José Franco, Professeur de Musique: Leoncio Anglada, Propriétaires Principaux: Dimango Francés, Enrique Cucalón, Dámaso López, Genaro Loscertales, Fernando Moros, Fermín Tejero, Genaro Tejero et Pablo Tejero, Atelliers de tailleur: Manuel Peiró et Mariano Peiró, Service de Tartanes: à Carignane 2,50 pesetas et à Ricle 5 pesetas, Sociétés: "Sindicato Agrícola de Cosuenda" Président : M. Pascual Hernández, Tavernes: José Benedí, Pedro García et Félix Mendoza, et Cordonneries: Juan Marin et Ildefonso Moros.

Le 28 octobre 1911 sont bénies dans "la Plaza la Iglesia" les cloches de la tour, qui avaient été refondu en Sigonce par Colina et Compagnie en profitant de la réforme de la tour à laquelle on enlève le plafond à deux eaux et on place une coupole. On leur met les noms de "María de los Angeles", à celle du nord, "Barbara" à celle de l'ouest, "Bernabé" (Valera), la plus grande avec 734 kg, à celle midi et de "Petra", le mineur avec 394 kg à celle de l'est. Sa fusion est payée grâce aux fonds paroissiaux et sont transportées dans les voitures de plusieurs voisins, en les montant dans la tour par les artisans.

Durant l'année 1912 on commence à rejeter les patrons hybrides franc-américaines "Aramón" et "Murviedro" pour les pieds américains comme "Rupestris Lot", qui résistait très ou à la sécheresse et on affirmait très ou tant dans le gravier comme "el royal" qui ne dépasserait pas de plus de 30% de chaux, en arrivant à 88% des plantations et en ayant comme inconvénient le manque d'adaptation à le grenanche, bien que "ligaba" bien avec "el macabeo". On a été planté aussi avec "Riparia" dans les ombres et "bagos", que "ligaba" très bien, et avec "Berlandieri", bien que celle-ci ait plus tardé à être développée et à donner fruit. Le 5 avril de cette même année se tire par sixième fois le Saint Christ en compagnie du Saint Enterrement, après mission et neuvaine, les 10 et 30, et bien que la pluie n'ait pas été immédiate a été bénéfique et copieuse les 26 et 27 avril, en sauvant les récoltes, qui étaient déjà considérées perdues. En action de merci on a organisé une pérégrination à pied au Pilar de Saragosse.

En 1915 il y a une nouvelle attaque de mildiou, cette fois aux nouvelles souches américaines, qu'on laisse remarquer assez.

En 1920 il y a à Coussonde 1093 habitants et dix années ensuite, à 1930, 1001.

Durant l'année 1921 Coussonde obtient un député provincial dans la personne de Genaro Tejero López.

 

Le 14 avril 1931, après les élections municipales du jour précédent, on proclame dans "la Casa Lugar" la République.

En 1932 on crée la Dénomination d'Origine "Cariñena", étant Coussonde partie de d'elle.

En 1933 on met en service le Chemin de Fer de large voie qui passe par Carignane. Cette année il y a à Coussodne 940 h de de vignoble et 484 de céréale.

En 1935 la production de vin a été de 1912600 l et celle de céréale de 2385 Qm.

Le 18 avril 1936 le Conseil approuve en Acte Municipal le changement de dénomination de plusieurs rues, à savoir: "la Calle la Fuente Nueva" à Avenida de Joaquín Costa, "la Calle las Eras Yermas" à Calle de Don Francisco Largo y Caballero, "la Calle la Ceida" à Calle de Pablo Iglesias, "la Plaza’l Mercáu" à Plaza de la República, "la Plaza la Iglesia" à Plaza de Palau y Hª Hernández, "la Carrera Auguarón" à Calle de Jiménez Asúa, "la Calle Nueva" à Calle de González Peña, "la Calle la Balsa" à Avenida de Lenin et "l'Estrecho l’Olmo" à Calle de Fernando de los Ríos. Le 9 mai le Conseil approuve aussi en Acte Municipal le changement de dénomination de "la Carrera Almonací" à Calle de Don Santiago Ramón y Cajal.

Le 19 juillet 1936 le Commandant de la Garde Civile d'Almonacid de la Sierra proclame dans "la Casa Lugar" le Soulèvement contre la République et instaure le Nouvel Ordre. Le 25 juillet 1936 on décide d'annuler la variation au répertoire des rues des jours 18 avril et 9 mai.

 

Finalement dire, comme contraste aux informations de 1860, qu'en 1940 la surface cultivée est de 1820 h et de celle non cultivée de 1537.88 h (1236 h propres). D'une population de 929 personnes il y avait 842 qui avaient moins de 10 h en propriété, 95,57% des gens qui avaient des propriétés, qui faisaient 1526 h, 65,13% de la surface en propriété,  en étant la surface moyenne de 1,61 h/personne, 37 des personnes qui avaient de 10 h à 50 h en propriété, 4,19% des gens qui avaient des propriétés, qui faisaient 564 h, 24,07% de la surface en propriété, étant la surface moyenne de 15,24 h/personne, et 2 personnes qui avaient plus de 50 h en propriété, 0,22% des gens qui avaient des propriétés, qui faisaient 253 surface moyenne de 126,50 h/personne.

  

Coussonde jusqu’à l’incorporation dans le Royaume d’Aragon (Jusqu'à l'année 1119)

 Coussonde au Royaume d’Aragon (1119-1707)

 

 

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